Le Retable d'Issenheim : monumental et égnimatique

Une oeuvre magique et vibrante à voir absolument au Musée Unterlinden de Colmar  ...

Je vous propose des visites guidées de 1h à 3h pour découvrir le Musée Unterlinden et son célèbre retable... n'hésitez pas à me contacter

L'agression de Saint-Antoine, Panneau en bois de tilleul peint du Retable d'Issenheim
L'agression de Saint-Antoine, Panneau en bois de tilleul peint du Retable d'Issenheim

Le Retable d'Issenheim

Au début du XVIe siècle, un peintre mystérieux qui se nommait Mathis Gothard Nithard mais qui est depuis le XVIIe siècle appelé "Grünewald" a imaginé une sorte d’album géant : un retable.

Il s'agit d'une commande destinée à orner la chapelle du couvent-hôpital des Antonins d’Issenheim, en Alsace. Ce n’était certainement pas un simple décor. Une peinture pour un hôpital ? Une peinture médicament ?

Le feu de Saint Antoine

Tout au long du Moyen Age, une terrible maladie sévissait régulièrement entraînant des douleurs et des symptômes affreux : bubons, pustules, gangrène des membres et crises de délire et d'hallucinations. En 1095, l'Ordre des Antonins est fondé dans le Dauphiné. Il est chargé de soigner les nombreux malades du "feu sacré" aussi appelé "mal des ardents" ou "feu de Saint-Antoine". En effet, comme personne ne connaissait la cause de cette maladie, on attribuait alors à Saint-Antoine dont des chevaliers avaient ramené des reliques des croisades à la fois des pouvoirs de punition et de guérison.  

L'Ordre des Antonins dont l'emblème est le "T" est très vite devenu un ordre hospitalier déployé à l'échelle européenne. Les antonins employait des chirurgiens pour amputer les membres gangrenés et des pharmaciens qui préparaient des baumes ainsi que le "Saint Vinage", un vin dans lequel on trempait des reliques du Saint et auquel on ajoutait des extraits de plantes médicinales. 

Auréolés de succès, les Antonins sont appelés par les Habsbourg à Issenheim, en 1298. Une  préceptorie y est fondée, elle devient une des plus importante en Europe du Nord. L'âge d'or d'Issenheim se situe fin du XVe siècle sous les préceptorats de Jean d'Orlier et de Guido Gersi. Le premier s'attache un jeune artiste colmarien du nom de Martin Schongauer. Il lui commande le retable aujourd'hui appelé "Retable d'Orlier" dont les panneaux encore existants sont à découvrir également au Musée Unterlinden.

En 1512, Guido Gersi embauche le Maître Mathis, dit Grünewald, pour le grand retable. A partir de 1515, les malades entièrement pris en charge par les antonins, bien nourris, vêtis, et soignés seront régulièrement exposés devant ce retable. 

A partir du XVIe siècle, des médecins découvrent l'origine du feu sacré dans l'ergot de seigle, ce champignon contenant des dangereux alcaloïdes. Le déclin des Antonins est alors irrémédiable. Ils essaient de se diversifier avec la syphilis, ramenée par les soldats des guerres d'Italie, mais la guerre de Trente Ans touche durement les Antonins : pillages répétés, fermeture des préceptories. Issenheim est repris par les Augustins puis les Johannites en 1777 avant la sécularisation en 1789 et la vente en tant que bien national. Les trésors artistiques, qui ont survécu sont transportés à Colmar où ils sont mis en sécurité. 

Pour connaître l'histoire de ce tableau magique actuellement en cours de rénovation, je vous invite à me suivre. Je vous propose de nombreuses formules de visites. 

Informations sur l'auteur

Caroline CLAUDE-BRONNER fondatrice de Chemins Bio en Alsace, guide-conférencière diplômée en Histoire,  passionnée par ma région, je vous propose mes services de guidage et d'accompagnement dans la bonne humeur et le respect de l'environnement pour tout public, du junior au senior.

 

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